Présentation
Un territoire engagé dans la transition énergétique
Loire Estuaire Décarbonation s’inscrit dans une démarche ambitieuse de transition énergétique et écologique à l’échelle du territoire de l’estuaire de la Loire. Il vise à transformer cet espace industrialo-portuaire majeur en un hub d’énergies décarbonées, avec pour objectif d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.
ADELE
Ce programme est coordonné par l’Association de Décarbonation Loire Estuaire (ADELE), créée en 2023 par cinq membres fondateurs : l’Association des Industriels Loire Estuaire (AILE), le Grand Port Maritime de Nantes-Saint-Nazaire, la CARENE – Saint-Nazaire Agglomération, la Communauté de Communes Estuaire et Sillon, et la Région des Pays de la Loire. ADELE a pour mission de piloter et structurer les actions de décarbonation des activités industrielles et portuaires du territoire, tout en fédérant les acteurs publics, privés et institutionnels autour de cette ambition commune.
En juillet 2023, le territoire Loire Estuaire a été désigné lauréat de l’appel à projets "Zone Industrielle Bas Carbone" (ZIBaC), porté par l’ADEME dans le cadre du programme France 2030. Ce label valorise le projet pour son ambition : réduire de 50 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 et atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Ce soutien permet d’accélérer le déploiement de nombreuses initiatives concrètes sur le territoire.
Des projets industriels engagés dans la décarbonation
Plusieurs projets portés par des industriels ou des acteurs publics complètent cette dynamique territoriale, en cohérence avec les objectifs portés par ADELE.
Les Projets portés par des acteurs publics :
L'ensemble des projets industriels du territoire nécessiteront une forte augmentation de la capacité électrique. Pour répondre à ces besoins, RTE a validé un renforcement du réseau de 1,15 GW, indispensable à la réalisation des projets de décarbonation et d’électrification de la zone industrialo-portuaire. Le projet portera notamment sur l'installation d'un nouveau poste source sur le territoire.
Le projet GILA (Gironde Loire Atlantique), porté également par RTE, consiste en la construction d’une ligne électrique très haute tension de 400 kilomètres entre Bordeaux et Nantes, principalement sous-marine. Ce projet stratégique, estimé à 4 milliards d’euros, vise à sécuriser l’approvisionnement en électricité sur la façade atlantique et à permettre une meilleure intégration des énergies renouvelables, notamment l’éolien offshore. Sa mise en service est prévue pour 2034
Le projet TAKE KAIR, situé à Montoir de Bretagne sur le domaine portuaire de Nantes Saint-Nazaire Port, prévoit la construction et l’exploitation d’une usine de production de carburants de synthèse (e-carburants) à partir de CO₂, destinés principalement au secteur aérien. Cette technologie constitue une alternative crédible aux énergies fossiles et pourrait réduire significativement l’empreinte carbone de l’aviation. Le projet est porté par Hynamics (filial EDF) et en phase de concertation continue sous l'égide de la CNDP
Le projet GOCO₂ a pour objectif de capter et de stocker durablement 2,2 millions de tonnes de CO₂ par an à l’horizon 2031. Le CO₂, capté à la source industrielle, sera acheminé par canalisation jusqu’au port de Nantes–Saint-Nazaire, où il sera liquéfié puis chargé sur terminal méthanier à Montoir-de-Bretagne, avant d’être transporté en vue de son stockage géologique permanent. Ce procédé évite son rejet dans l’atmosphère. Les partenaires du projet sont Natran, Heidelberg Materials, Lafarge et Elengy.
Le projet Green Coast, mené à Montoir-de-Bretagne par Elyse Energy et Lhyfe, prévoit la production annuelle de 150 000 tonnes d’e-bio-méthanol. Ce carburant propre est destiné à remplacer les carburants fossiles dans le transport maritime, en particulier les navires de commerce, contribuant ainsi à la décarbonation des activités portuaires.
Avec le projet Ulysse, le terminal méthanier de Montoir se lance dans une vaste opération de décarbonation. Il va supprimer la combustion du gaz sur son site et privilégier l’eau de la Loire comme unique moyen de réchauffer son GNL (Gaz naturel liquéfié).
Le projet Cocorico, porté par l’usine Cargill de Saint-Nazaire, prévoit l’installation d’une chaudière biomasse de 20 MW permettant de produire de la chaleur à partir de matières organiques, en remplacement des énergies fossiles actuellement utilisées. Ce projet, dont la mise en service est envisagée à l’horizon 2027, vise à rendre le site plus écologique et moins dépendant des combustibles carbonés.
Fort de son expertise liée à la construction du premier parc éolien en mer français, Nantes Saint-Nazaire Port souhaite adapter ses infrastructures pour accompagner le déploiement de l’éolien en mer de grande puissance avec le projet Éole. Véritable plateforme d’assemblage pour les éoliennes posées et flottantes de demain, le site Éole sera mis à la disposition des industriels de la filière pour stocker et assembler les éoliennes destinées aux futurs parcs de la façade atlantique. Ce site pourra également servir d’autres filières industrielles du territoire.
Un modèle de transition au service du climat et du développement économique
À travers une gouvernance territoriale ouverte, un pilotage stratégique de projets structurants et un soutien actif aux initiatives locales, le projet Loire Estuaire Décarbonation s’impose comme un modèle concret de transition énergétique à l’échelle régionale. Il contribue à renforcer l’attractivité économique du territoire, à moderniser l’industrie, et à répondre aux objectifs climatiques fixés aux niveaux national et européen.